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Programme « Horizon »

L’un des effets les plus dévastateurs du génocide a été d’éliminer toute une couche de population (cadres, professions libérales, ingénieurs,…) dont le Cambodge a aujourd’hui besoin pour se reconstruire. Or une croissance économique durable n’est possible que si le pays dispose d’une main d’œuvre possédant des compétences en adéquation avec les besoins du marché du travail.

Par ailleurs l’accès à l’éducation, puis à la formation, contribue non seulement à la réduction de la pauvreté et de l’analphabétisme mais tend également à réduire la vulnérabilité des populations, l’instabilité sociale, le taux de mortalité infantile et maternelle, la propagation du VIH/SIDA, la violence familiale, le trafic d’êtres humains et la discrimination familiale et sociale.

Pour détourner les enfants et les jeunes de la prostitution, seul recours hélas, lorsque l’on n’a rien d’autre à vendre que son corps, il faut leur donner un « Horizon », et les aider à faire la route. L’horizon, c’est l’emploi. La route, c’est un minimum d’études et de formation.

Nous voulons donner la possibilité, au nom de l’égalité des chances, à des enfants doués et motivés, mais sans ressources, d’accéder à un niveau de formation leur permettant de remplir des postes aujourd’hui vacants ou mal fournis, et plus tard à des niveaux de responsabilité justifiés par des études structurantes et de qualité.

En-dehors de la formation médicale, d’autres types de formations de bon et de haut niveau sont donc à l’étude, particulièrement dans le domaine de l’informatique et du Management, pour que des cambodgiens puissent enfin accéder à des postes de responsabilité, les postes-clé du pays étant aujourd’hui entre les mains de certaines puissances étrangères limitrophes.

Notre action ne se borne pas à la simple attribution de bourses d’études : Pour que notre action ait un sens, il faut la mener jusqu’à son aboutissement : Scolariser et former ne servent que dans la mesure où cela débouche sur un emploi. Nous voulons « suivre » le jeune jusqu’à son insertion dans la vie professionnelle de son pays.

Des entreprises françaises peuvent être partenaires du projet, comme c’est aujourd’hui le cas de la société NEOFI Solutions, spécialisée dans les logiciels d’optimisation des flux  financiers des  entreprises et des groupes, favorisant ainsi la création de ponts économiques entre les entreprises françaises et cambodgiennes, et un transfert de technologie indispensable pour la survie économique du pays.

Pour une entreprise française souhaitant investir à l’étranger, et y faire éventuellement fabriquer des outils nécessitant un savoir-faire particulier, il est rassurant d’avoir formé certains des jeunes qui vont être leurs interlocuteurs au sein de l’entreprise cambodgienne. C’est une garantie de bonne fin : Des produits fabriqués pour le compte, ou suivant les directives de l’entreprise française, vont l’être suivant la méthodologie inculquée aux jeunes pendant leur formation, dégageant ainsi un gain de temps et de productivité, à travers une meilleure compréhension des besoins.